c’est une aumône dûe à la fin de Ramadan. Elle est
prescrite sur tout musulman, qu’il soit enfant ou adulte, mâle ou
femelle, libre ou esclave.
Bukhari et Muslim ont rapporté d’après Omar ( que Dieu
l’agrée):« Le messager de Dieu a ordonné
de payer l’aumône de la rupture à l’échange de chaque
musulman, un sa’ de dattes ou d’orge, qu’il soit un esclave, un homme libre,
une femme, un homme, un enfant ou un adulte »
2. Sa raison:
La législation de cette aumône a eu lieu au mois de Cha’ban
à la deuxième année de l’Hégire pour purifier
le jeûneur de tout ce qu’il a commis de propos inutiles et obscènes
et pour que cette aumône soit un aide aux pauvres et aux nécessiteux.
Abu Dawud, Ibn Maja et Daraqutni ont rapporté d’après
Ibn Abbas ( qu’Allah l’agrée) que " le messager d’Allah a
présenté l’aumône de la rupture du jeûne, pour
purifier le jeûneur des propos inutiles et obscènes et pour
donner à manger aux pauvres. Celui qui la donne avant la prière
de la fête, son aumône sera acceptable et s’il la donne après
la fête, elle sera une des aumônes bénévoles
"
3. Qui doit la payer?
elle doit être payée par tout musulman libre qui possède
un Sa’ de nourriture plus que le besoin de sa famille d’une journée
et d’une nuit.
Elle est dûe sur sa personne ainsi que sur ceux qu’il doit pouvoir
à leurs dépenses comme sa femme, ses enfants et ses domestiques
( sur qui il est responsable de pouvoir à leurs dépenses).
4. Combien doit-il payer?
Le devoir c’est de payer un Sa’ de blé, d’orge de datte, de raison
sec, de yaourt, de riz, de maïs ou de tout autre genre de nourriture.
Abu Hanifa a permis le fait de payer la valeur de Sa’, et il a dit:
s’il veut donner du blé, il sera dispensé de donner la moitié
de Sa’.
Abu Saïd Al-Khudri a dit:« Au temps du messager d’Allah,
nous payions l’aumône de la rupture de jeûne à l’échange
de chaque enfant, adulte, libre et esclave, un Sa’ de blé, de yaourt,
d’orge de datte, ou de raisin sec. nous avons continué à
suivre cette tradition jusqu’au temps du Mu’awia qui pendant son pèlerinage
ou sa visite pieuse, s’est mis sur la chaîne et a dit:«
Je vois que la moitié d’un Sa’ de blé, vaut un Sa’
de datte». Alors tout le monde a suivit son avis ».
Il a ajouté ( c’est-à-dire Abu Saïd): «Mais
moi je continue à payer un Sa’ complet jusqu’à la fin de
ma vie ». Cette tradition est rapporté par Al-Jama’a.
Tirmidhi a dit:« Certains Ulémas voient qu’il faut
payer un Sa’ complet ». C’est la doctrine de Chafi’i et Ishaq.
D’autres Ulémas ont dit:« Il faut payer de tout
genre de grain un Sa’, sauf le cas du blé, on doit payer la moitié
d’un Sa’ et c’est suffisante ». C’est la doctrine de Sufyan,
Ibn Mubarak, et les Ulémas du Kufa.
5. A quel moment faut-il la payer?
Les ulémas se sont mis d’accord sur le fait de la payer vers
la fin de Ramadan ( mois de jeûne), mais il y a une divergence entre
eux dans la détermination d‘un moment précis.
Selon Thawri, Ahmed, Ishaq, Chafi’i dans sa nouvelle doctrine et l’une
des deux versions rapportées d’après Malik:« Le
moment dans lequel il faut la payer c’est après le coucher du soleil,
à la veille de la fête, car c’est l’heure où on termine
le jeûne de Ramadan».
Cependant, selon Abu Hanifa, el-Layth, Chafi’i dans son ancienne doctrine
et la deuxième version rapportée d’après Malik:«
Son terme est l’aube du jour de la fête».
L’objectif de ce désaccord, détermine le statut du bébé
né avant l’aube du jour de la fête.
Selon la première doctrine: on ne doit pas son aumône
car il est né après son terme. Cependant, on doit la payer
selon la seconde doctrine car il est né avant son terme.
6. Se presser de la payer avant son terme.
La majorité des ulémas, ont été d’accord
sur le fait de payer l’aumône de la rupture du jeûne avant
la fête d’un ou des deux jours Ibn Omar ( qu’Allah l’agrée)
a dit:« Le messager d’Allah nous a ordonné de payer
l’aumône de la rupture du jeûne, avant d’aller faire la prière
de la fête».
D’ailleurs Nafi’ a dit:«Ibn Omar la payait avant la fête
d’un ou de deux jours ».
Cependant il y a un désaccord si le nombre de jours est plus
que ça.
En fait, selon Abu Hanifa, on peut la payer même avant
Ramadan.
Chafi’i de son côté a mentionné qu’on peut la payer
au début du mois. Mais Malik et ahmed dans son avis le plus célèbre
ont dit:« On peut la payer un ou deux jours avant, seulement».
En outre, les ulémas de la nation se sont mis d’accord sur le
fait que: tout homme qui s’est mis en retard et ne l’a pas payée
en son terme, n’en sera jamais dispensé et doit la payer même
se mort d’un seul jour.
De même, ils se sont mis d’accord sur le fait qu’il n’est pas
permis de l’ajourner et la payer près la fête. Pourtant Ibn
Sirin, AL-Nakh’i ont dit:« On peut l’ajourner et la payer après
la fête ».
De son côté, Ahmed a dit:« Je souhaite que
ceci ne soit pas mal».
En effet, Ibn Rislan a dit que c’est une aumône prescrite et
la retarder est un pêché semblable à retarder la prière
après la fin de son terme et on a déjà cité
une tradition à ce propos:« Celui qui la donne avant
la prière de la fête, son aumône sera acceptable et
s’il la donne après la fête, elle sera une des aumônes
bénévoles».
7. Qui a droit à cette aumône?
Ceux qui ont droit à la Zakat sont ceux qui ont droit à
l’aumône de la rupture du jeûne.
En fait: les pauvres sont les plus dignes de l’avoir puisque dans son
hadith, le messager d’Allah nous a ordonné de payer l’aumône
de la rupture du jeûne pour purifier le jeûneur des propos
inutiles et obscènes, et pour donner le pain aux pauvres.
De même, Bayhaqi et Daraqutni ont rapporté d’après
Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) a ordonné de payer l’aumône
de la rupture du jeûne en disant:« Rendez-vous les riches
en ce jour là». Selon la version de Bayhaqi:«
Dispensez les d’aller travailler au jour de la fête».
En outre on a déjà étudié la question du
lieu où elle va être payer dans le chapitre qui étudie
le transport de la Zakat.
8. Peut-on donner cette aumône aux gens du Livre?
Zuhri, Abu Hanifa, Muhammad et Ibn Chabrama, ont permis de payer l’aumône
de la rupture du jeûne aux gens du Livre ( juifs et chrétiens)
conformément à ce qu’Allah le Très Haut a dit [ce
qui signifie]: «Dieu ne vous
interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui ne vous attaquent
pas à cause de votre religion et ne vous expulsent pas de vos demeures.
Allah aimes les justes» sourate Mumtahana (60):
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